Le travail ?
Tout est fait aujourd’hui pour ne reconnaître que le travail salarié, si possible productif de richesses pour alimenter la croissance. Dans le système capitaliste, le travail a été instauré comme clé de l’insertion des individus dans la société. En effet, celui qui n’est pas entrepreneur ou qui n’a pas d’emploi salarié est, dans notre société fondée sur cette norme du travail, stigmatisé et parfois même exclu.Nous pouvons nous interroger sur ce qui a conduit à ce que nous pouvons appeler un « capitalisme culturel » qui va jusqu’à faire de la centralité du travail une norme, laissant libre court la croyance que les courageux sont uniquement ceux qui travaillent plus (« ceux qui se lèvent tôt ») pour, éventuellement, gagner plus. Aussi, si l’on veut pouvoir accroître les richesses dans un but de réduire les inégalités et tendre vers une société juste, il est vrai qu’il faut produire plus de valeur ajoutée, et il faut surtout la répartir. C’est à ce moment qu’il nous faut distinguer les visions de la droite et de la gauche sur les moyens. Lorsque la droite insiste sur le fait qu’il faut travailler plus, nous avançons le fait qu’il est avant tout nécessaire de travailler tous, et même de partager le travail dans le cadre d’une société du temps libéré. C’est en effet par ce biais que des emplois se créeront et se pérenniseront, aussi bien de façon directe que de façon indirecte.
Dans un contexte de chômage de masse dont la baisse fictive et officielle n’est qu’annonce, le rapport de domination des détenteurs du capital sur ceux qui fournissent leur force de travail est indécent et doit être régulé tant au niveau du contrat de travail et de son exécution qu’au niveau des droits sociaux et des salaires avec une juste répartition des fruits des richesses produites entre le capital et le travail.
Aussi, la construction de l’identité de l’individu ne doit avoir pour exclusive le travail rémunéré. D’autres d’activités humaines peuvent être considérées comme une forme de travail. Une nouvelle dimension doit être donnée à l’intérêt collectif. Notre objectif est finalement l’émancipation individuelle dans un cadre collectif, quel que soit ce cadre.
Sommaire
Le travail, salarié et non salarié, un outil de reconnaissance sociale
Un outil de reconnaissance sociale
La valeur du travail dans la construction de l’individuLe salaire : la valeur du travail
Un emploi pour chacun
La reconnaissance de l’activité non salariée
La valeur travail face à la valeur capital
Le travail : un moyen de production
Le travail par les libérauxLe travail par Marx
La régulation des rapports employeurs / salariés
Une Sécurité Sociale Professionnelle
La démocratie au travail
Redonner du sens au travail
Une juste redistribution des profitsUne dimension humaine au travail
Un dépassement du capitalisme
