+ 5 points pour la Taxe sur la Valeur Ajoutée
La politique du gouvernement est décidemment une politique de classe. Après avoir annoncé une batterie de cadeaux fiscaux aux plus richessans financement (bouclier fiscal, crédit d'impôts sur les intérêts immobiliers, droits de succession, heures supplémentaires), la droite envisage d'augmenter de cinq points l'actuelle TVA.La Taxe sur la Valeur Ajoutée est l'impôt le plus injuste qui soi, mais le plus rémunérateur pour l'Etat avec 51% de ses recettes. Injuste parce que le taux d'imposition sur la consommation est le même pour tous, quelle que soit la situation : salarié, chômeur, retraité, riches ou pauvres... Injuste également parce que, selon une étude du Conseil Economique et Social, le taux d'effort pour les 10% des ménages les plus pauvre est de 8,1%, alors qu'il est seulement de 3,4% pour les plus riches, ces derniers consacrant une partie plus importante de leur budget à l'épargne.
Le projet d'augmentation d'impôts du gouvernement est baptisé "TVA sociale", censée alimenter les caisses de la protection sociale. Le gouvernement veur, en effet, baisser les cotisations patronales (et non pas des "charges patronales") qui financent la protection sociale (retraites, maladies, chômage, accidents du travail...) en augmentant la fiscalité la plus injuste. Il s'agit donc de baisser la rémunération indirecte du travail en échande d'une augmentation des prélèvement sur la consommation. La hausse du pouvoir d'achat voulue par le gouvernement va donc être annulé, puisque la hausse de la TVA provoquera mécaniquement une augmentation des prix.
La baisse des cotisations patronales devait être compensées par une augmentation des salaires. Celle-ci n'est pas garantie, mais l'augmentation des prix le sera. Alors que les caisses de la Sécurité Sociale sont jusqu'à présent financées par les salariés et les patons, ces derniers contribueront moins et ce seront les plus modestes et ceux jusque là exempts de ce financement (jeunes en formation, chômeurs, retraités) qui compenseront.
Enfin, il y a fort à parier qu'une partie des recettes de cette TVA antisociale serve le financement des cadeaux faits aux plus riches.
