Nouveau contrat social
Le 18 septembre 2007, Nicolas Sarkozy a présenté sa conception d'un nouveau contrat social.Retrouvez ici l'intégralité de son discours pour vous faire votre propre opinion ainsi que nos réactions.
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>> Le discours de Nicolas Sarkozy
>> La note du MJS sur le nouveau contrat social
Avec Sarkozy, la grande braderie sur le social !
Sous couvert de mettre fin aux « réformes par petits bouts, sans cohérence d'ensemble », Nicolas Sarkozy a annoncé le 18 septembre un « nouveau contrat social ». Une telle annonce n'augure malheureusement rien de vraiment positif. Régimes spéciaux, 35 heures, Contrat à Durée Indéterminée : voilà les premières cibles déclarées de la refonte de ce qui reste de l'Etat social.En répondant quasiment mot pour mot aux revendications du Medef, Nicolas Sarkozy continue la politique de classe qu'il mène depuis son arrivée au pouvoir et annonce la plus grande braderie jamais effectuée sur la question sociale.
Les coupables des défaillances supposées du système social français sont vite trouvés : les 4% de salariés pour lesquels un système spécifique de retraite avait été mis en place en contre-partie de conditions de travail ou de salaires inférieurs, les feignants travaillant 35 heures par semaine, les privilégiés ayant un CDI, les chômeurs...
Le discours de Nicolas Sarkozy omet de signaler les régimes très spéciaux des retraites chapeaux des dirigeants qui coûtent autant voire plus cher mais concerne directement sa clientèle électorale. Il refuse de reconnaître que le nombre d’heures travaillées global est plus important que le nombre d’heures travaillées par personne, surtout lorsque la productivité des salariés français est bien plus importante que dans les autres pays. Il est seul au monde à vouloir un contrat de travail unique et n’a toujours pas tiré les leçons du CPE. Il préfère considérer les chômeurs comme responsables du fait qu’ils soient privés d’emploi plutôt que de s’affairer à une véritable politique de l’emploi volontariste.
Nicolas Sarkozy est en train d’arriver à mettre en concurrence des salariés touchant 900 euros par mois et d’autres touchant 1200 euros par mois ! Personne ne doit être dupe, d’autant plus qu’un nouveau pacte social avec de nouveaux droits sociaux est dans le monde du possible.
Vers un nouveau pacte social
Nos grand-parents ont été en capacité de créer la Sécurité Sociale au lendemain de la guerre alors que le pays était complètement ruiné. La France continue d’accroître sans cesse ses richesses et l’on voudrait nous faire croire que « le système n’est pas tenable financièrement ». Plutôt que de vider les caisses en faisant des cadeaux fiscaux à une minorité aisée, nous revendiquons un nouveau pacte social basé sur une justice sociale et fiscale inébranlable où chacun contribue en fonction de ses moyens et où chacun reçoit en fonction de ses besoins.Progressivité de l’impôt, élargissement du financement de la protection sociale sur les profits et sur la rémunération du capital, exonérations de cotisations sociales sous conditions, véritable sécurité sociale professionnelle avec droit à la formation tout au long de la vie et revenu de transition, comités d’œuvres culturelles et sociales accessibles pour tous, partenariats seniors/juniors en entreprise pour faciliter l’intégration des jeunes tout en assurant une transition entre la fin de carrière et la retraite… Voilà des propositions concrètes, réalisables, qui peuvent nous conduire à un pacte social renouvelé qui ne passe pas par la case des soldes.
Aujourd’hui comme hier, le MJS est vigilant quant aux droits des travailleurs. Nous n’hésiterons pas à porter la contestation face aux attaques que connaitra le pacte social et l’alternative pour que notre camp soit en capacité de porter de nouveaux droits sociaux.
